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San Juan Parangaricutiro et son Paricutín

Comme je vous le racontais précédemment, nous avions décidé d’aller visiter le village enseveli de San Juan Parangaricutiro (un nouveau virelangue!!!) et son volcan le Paricutín, mais c’était sans compter sur des grévistes qui après 70km de route et à juste une dizaine de kilomètres du site, bloquaient la seule route d’accès, et c’était tellement bien bloqué que je pense que même un vélo n’aurait pas pu passer!

Le lendemain, vendredi donc, on se lève de bonne heure et de bonne humeur, prêts à tenter à nouveau notre chance. Mais… encore bloqués par les mêmes grévistes! Grrrr!!! Mais que diable, on sort le GPS pour essayer de trouver une route alternative (pas moyen d’aller en vacances dans le Michoacán sans aller voir le Paricutín). Empruntant une nouvelle route qui petit à petit ressemblait de plus en plus à un chemin de terre, nous avons été conseillés par des policiers en vadrouille qui nous ont indiqué un autre chemin, ou plutôt un chemin, car là où on était n’allait nous mener nulle part… Nous voilà donc faisant demi-tour direction le village de Nuevo San Juan (village reconstruit suite à la destruction du premier par le volcan) à une bonne vingtaine de kilomètres.

Mais  avant toute chose, laissez-moi vous raconter l’histoire du Paricutín…

Le volcan Paricutín est le plus jeune volcan au monde, à vrai dire c’est le seul que l’Homme ait vu naître, le 20 février 1943, au beau milieu d’un champ de maïs sur le causse Purépecha, dans le Michoacán. Sa « croissance » a duré neuf ans. Une semaine après le début de son éruption, le volcan atteint 130m de hauteur, puis 293 en juillet, 393 en décembre, pour terminer à 424m en mars 1952, fin de son éruption. Quatre jours après le début de l’éruption en 1943, les habitants du village de Paricutín (dont il ne reste absolument plus rien) et ceux de San Juan Parangaricutiro sont condamnés à l’exode et reconstruisent leur village à une trentaine de kilomètres de là (le fameux village « Nuevo San Juan »).

Eruption du Paricutín en 1943

Voilà donc pour l’introduction concernant le lieu. J’en étais donc aux gentils policiers qui nous ont dirigés vers Nuevo San Juan. Arrivés au village, on voit des panneaux « ruines de San Juan », et on était tout contents Ro et moi de savoir qu’on allait ENFIN voir le Paricutín et l’ancien San Juan!

On suit les panneaux qui nous faisaient rouler durant quelques petits kilomètres sur une route goudronnée, jusqu’à arriver sur le domaine de la communauté indigène de Angaguán, et là, plus de goudron! Que du chemin de terre et du chemin de lave, pendant… 25 kilomètres!

Au début on n’était pas vraiment rassurés, tout seuls dans cette grande forêt au milieu de nulle part, et avec un chemin long, très long, et incertain concernant la practicabilité du terrain…

Mais rapidement on ne s’est plus sentis si seuls…  🙂

Première copine…

… deuxième copine…

… et même des copains!!!

En plus c’était vraiment chouette, pas un bruit, et l’odeur de la résine de pin…

Comme dans les Landes quand on était petits!!! 🙂

La route, super agréable dans la forêt…

Nature!!!

Puis en sortant de la forêt, on fait enfin la connaissance avec Don Paricutín!

Le volcan Paricutín

Et alors là ça faisait vraiment une drôle de sensation, le chemin était de poussière de lave, un peu comme du sable, et tout d’un coup, on entre dans ce paysage:

De la lave… partout…

De la lave, partout… Et pas un bruit… ca faisait vraiment une drôle d’ambiance…

Un peu plus loin, nous apercevons le clocher de San Juan Parangaricutiro.

On arrive! (les olives!)

Pendant la saison des pluies, il y a un peu de végétation entre les roches, parce que sinon le site ressemble à ca:

Photo aérienne de San Juan

Comme vous le voyez, du village de San Juan, seule l’église a « survécu ». Il n’en reste que le clocher, et l’autel (la petite construction en bas à droite de la photo).

Etant donné que la route d’accès était bloquée par les grévistes, il n’y avait personne… on a du voir maxi dix personnes en tout.

L’église

L’église, avec ses voûtes ensevelies

L’autel de l’église, en fond

L’autel a été épargné, et il est encore relativement bien conservé.

L’Autel de l’église

Le fait qu’il ait été épargné de la sorte par le Paricutín a fait de lui un lieu sacré pour les locaux qui, comme vous le voyez sur la photo, laissent régulièrement des offrandes au Señor de los Milagros, icone qu’ils avaient emporté avec eux lors de leur exode suivant l’éruption du volcan. Cet autel est aujourd’hui un lieu de pèlerinage.

Le mur de l’église vu de l’autel

Et voilà, vous savez tout (ou presque) sur le volcan Paricutín et sur San Juan Parangaricutiro.

C’est sur cette belle visite que la fin des vacances a (déjà) pointé le bout de son nez… Nous avons repris la route hier en nous arrêtant déjeuner à Morelia, puis avons continué direction la maison! Plusieurs fois cette semaine on s’est sentis comme dans un autre pays alors même si on était à 400km de la maison, c’était dépaysant et bien que ça soit passé vite, on a l’impression d’être partis beaucoup plus longtemps. C’est chouette aussi de retrouver la maison et de reprendre nos occupations quotidiennes 🙂

Demain c’est donc la reprise!

Je vous laisse avec ce virelangue de la région du Paricutín.

« El volcán de Parangaricutirimícuaro se quiere desparangaricutirimicuarizar. Quien logre desparangaricutirimicuarizarlo un gran desparangaricutirimicuarizador será! »

(le volcan de Parangaricutirimícuaro veut se déparangaricutirimucuariser. Qui parvient à le déparangaricutirimicuariser un grand déparangaricutirimicuarisateur sera! »

Beau début de semaine à tous, et à très bientôt pour de nouvelles aventures!

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Parc, bateau et poisson frit, coucher de soleil

Coucou tout le monde!

Alors comme je vous l’expliquais dans le précédent post, jeudi nous avons voulu aller voir le village englouti de Paricutín mais la route était barrée… Donc on a choisi d’aller visiter le Parc National d’Uruapan, et on n’a pas été déçus!!! Jungle, cascades, chaleur et tranquillité étaient de la partie. Et les fleurs de Floripondio aussi!

Floripondio

C’était vraiment de toute beauté! En plus vu que c’était en semaine, il n’y avait vraiment pas grand monde et c’était super agréable. On passait de pont en pont,

De pont en pont…

de cascade en cascade,

De cascade en cascade…

et de point d’eau en point d’eau.

Parc National Uruapan

Suite à cette belle balade, nous sommes rentrés sur Pátzcuaro et comme il était assez tôt, nous avons pris le bateau direction Janitzio…

C’est partiiiiiiiiii!!!!

…le village situé sur une des îles du lac de Pátzcuaro.

Janitzio vu depuis le bateau

On a même eu droit a un super concert dans le bateau!  🙂

Lanchas en Janitzio  🙂

A Janitzio, pas grand chose à faire si ce n’est monter jusqu’au monument à Morelos (un des héros de l’Indépendance mexicaine) qui se trouve en haut de l’île. Les ruelles sont très efficaces pour « las pompas » (les fesses).

Ruelle de Janitzio

Belle suée pour monter mais la vue vaut le détour!

Lac de Pátzcuaro

On peut même visiter l’intérieur du monument…

L’intérieur du Monument à Morelos

Le village pue la poiscaille et tous les trois mètres on trouve des vendeurs de “charales”, des petits poissons frits et re-frits dans de l’huile presque noire qui gicle dans la rue et qui rend le trajet très très glissant (pour mieux s’arrêter devant les magasins de souvenirs?)

Charales de Janitzio

Puis après la redescente, une bonne michelada (bière, jus de citron, sel et piment) et on était prêts pour repartir!

Au retour nous sommes restés à flâner dans Pátzcuaro, qui jusqu’alors nous avait paru assez banal, sauf que… en prenant le temps de nous balader dans les ruelles, on est vraiment tombés amoureux de ce petit village.

Il y a notamment « la casa de los 11 patios » (La maison des 11 patios), qui couvre pratiquement une ruelle à elle seule, avec… onze patios reliés les uns aux autres, avec dans chaque patio des petits magasins d’artisanat michoacano.

La ruelle de la Casa de los 11 patios

Des patios…

Des fontaines…

Des fleurs…

De jolies boîtes à bijoux faites main…

Dans le Michoacán on trouve beaucoup d’artisanat avec des papillons comme ceux peints sur la boîte, car cet état mexicain est sur la route de la migration des papillons monarques.

Papillons monarques

Et puis pour en revenir à notre visite de Pátzcuaro, nous avons pu voir la danse traditionnelle du Viejito (du petit vieux) sur la place du village…

Danza del Viejito

C’est une danse traditionnelle Purépecha (pour voir en action, c’est ici), qui généralement se danse lors de la Nochebuena, le 24 décembre au soir.

On a eu aussi un superbe coucher de soleil…

Coucher de soleil sur Pátzcuaro

Dans mon prochain post je vous raconterai nos péripéties pour accéder au village enseveli.

En attendant, portez-vous bien, et à très bientôt!

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