Archives mensuelles : octobre 2014

La dieta! (2ème partie)

Bonjour à tous!

Alors suite à la cérémonie du dimanche, nous avons commencé la dieta.

Au petit matin suivant la cérémonie, comme chaque matin suivant les cérémonies, Lucho nous donnait un baño de flores, un bain de fleurs, qui comprenait plantes et fleurs, et qui sert à purifier le corps suite aux énergies dégagées la veille lors de la cérémonie. Et ce baño de flores avait lieu dans un petit ruisseau tout près de la malorca.

Le ruisseau

Le ruisseau

Le ruisseau

Le ruisseau

Et le baño de flores, c’est vraiment un grand moment. Il est préparé avec l’eau du ruisseau, qui est vraiment fraîche, et vraiment à chaque fois j’avais l’impression que c’était comme un baptême, le même effet de surprise au contact de l’eau froide. Mais l’odeur… ah l’odeur… absolument délicieuse! Il y avait, par exemple, une fleur de Datura, des branches de Ruda, et des feuilles de Canelilla, une plante de la jungle amazonienne.

Canelilla, ruda et datura

Canelilla, ruda et datura

Il n’y avait pas mieux pour commencer la journée! 🙂

Le premier jour, pas de plante, juste le repas sans sel. Chaque jour, on avait un ou deux repas, deux les jours de repos, et un les jours de cérémonies (un jour sur deux).

Bon ap'!

Bon ap’!

Détente et minute commerciale :)

Détente et minute commerciale Kotán 🙂

Et bon, entre mettre peu de sel dans la nouriture, et ne pas en mettre du tout, il y a un fossé qui mine de rien, est énooooooorme!!!Du coup, la nourriture n’a vraiment pas de goût… Le premier jour, si je me souviens bien, on a eu riz blanc et pois cassés. Puis tout au long de la semaine, il y avait des jours où on avait de la soupe de légumes, des lentilles, de la soupe de lentilles. Le cinquième jour, on a eu… des patates dans la soupe de légumes! Ouhhh je vous dis pas, on les a savourées!!!

Donc premier repas généralement vers 9h les jours à deux repas, ou 11h environ les jours d’un seul repas. Le deuxième repas, vers 14 heures environ. Ca ne  m’a pas été trop dur cette affaire de peu de repas par jour, après plusieurs jours je touchais à peine ma gamelle, parce que je n’avais plus si faim, et que ce n’était pas vraiment appétissant. Manger sans sel, quand on n’y est pas habitué, on a l’impression que ca ne nourrit pas, ou que ca nourrit bizarre, étant donné que l’aspect « plaisir » de manger est peu existant, les repas deviennent en quelque sorte une formalité…

Durant cette première journée, nous sommes restés tous les quatre dans la maloca, puis finalement on y était assez bien installés. Pendant la dieta, généralement on reste tranquille, on bouquine, papotte, dessine, fait une petite sieste, fume du mapacho (souvenez-vous, le tabac de la jungle, qui s’utilise d’ailleurs là-bàs comme outil médicinal, car il est 100% naturel, ne cause pas d’addiction, et donne de la force et de l’énergie au corps).

On peut aussi sortir de la maloca, et regarder tous les insectes étranges autour de nous. Je suis restée bouche bée devant certains papillons, de toutes tailles, de toutes formes et de toutes les couleurs. Il y a même des papillons, la nuit, qui ont des petites lumières rose au bout des antennes.

Papillon de lumièèèère

Papillon de lumièèèère

J’ai vu des papillons avec des ailes aussi grandes que ma main, dont un qui me visitait tous les matins quand j’allais me laver au ruisseau, énorme, d’une espèce de bleu métallique fluorescent.

(photo internet)

(photo internet)

Et aussi des papillons avec des yeux de chouette…

Papillon chouette (photo internet)

Papillon chouette (photo internet)

Il y a aussi ce genre d’insecte étonnant…

 

… qui s’appelle « Grillo hoja », ou en francais… criquet-feuille 🙂 Et il faut dire qu’il porte bien son nom. Le pauvre criquet de la video fuyait d’une attaque de fourmis géantes, une heure après il n’en restait que des morceaux 😦

Il y a aussi des guêpes carnivores, et je peux vous dire que celle-là, c’est pas de la gnognotte!!! Quand elles te piquent, non seulement elles t’injectent un venin dont je vous laisse imaginer la douleur, mais elles arrachent aussi un bout de chair. Et j’ai été piquée à deux reprises, suffisament pour devenir paranoïaque à chaque fois que je sortais dans la nature.

Guêpe carnivore

Guêpe carnivore

Au lendemain, nous avons commencé à prendre chacun les plantes que Luis nous avait attribuées. Pour ma part, c’était diteta de Chuchuasha.

Chuchuhasha

Chuchuhasha

La Chuchuhuasha est utilisée, sur le plan physique, pour renforcer les globules rouges, la moelle épinière, et l’appareil reproductif féminin. Sur le plan psychologique, elle est utilisée pour se libérer d’émotions enfouies.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est effectivement ce que j’ai ressenti… Les premiers jours, une douleur incroyable dans les os et le squelette, j’avais l’impression d’avoir 95 ans, j’avais même mal aux os du visage, quand j’avais la tête posée sur les couvertures, j’avais mal! En plus la douleur d’os est différente des douleurs musculaires, c’est vraiment très profond comme douleur… Et je vous avoue que les premiers jours c’était vraiment pas facile, car c’était donc combiné avec l’effet psychologique… beaucoup, beaucoup de pleurs sans vraiment savoir pourquoi je pleurais, je sentais juste que c’était des pleurs qui venaient de loin, très loin. Je n’avais envie de parler à personne, juste envie de rester en boule sur mon matelas, et qu’on me laisse en paix.

Ce jour-là, nous avons quitté la maloca…

La maloca

La maloca

… pour nous installer dans notre tambo

Notre tambo

Notre tambo

Qui était plein de grooooosses fourmis, et avec un hamac plein de termites ventrues. Donc premier truc qu’on a fait, ménage à fond!

Installés!!!

Installés!!!

Nous y avons passé la journée tranquilles, à bouquiner et discuter…

Bouquinage

Bouquinage

J’espérais que la seconde cérémonie d’Ayahuasca m’apporterait des clés pour comprendre cette sorte de crise par laquelle je passais, mais il n’en a rien été… J’ai même au bout de deux heures, demandé à Lucho qu’il me donne un peu plus de medicina, mais sans autre effet que de provoquer la purga. A la fin de la cérémonie, je me sentais frustrée. Tous racontaient leur expérience, et combien d’enseignements ils en tiraient, et moi, rien. J’en parle avec Luis, qui me dit avec ses yeux malicieux « Todo tiene su proceso. Solo tienes que aceptar y ser paciente. » (Chaque chose a son processus, tu dois juste accepter et être patiente). Et effectivement, je savais qu’il avait complètement raison, et je me sentais en quelque sorte comme enfant gâtée, qui veut tout tout de suite, je voulais savoir, je voulais comprendre, là, tout de suite, comme servie sur un plateau d’argent. Je disais à Luis « Tu peux m’aider, toi, à comprendre ce que j’ai, ce qui se remue là-dedans et que je ne peux pas identifier? J’aimerais tellement comprendre, ca m’aiderait tellement à m’en débarrasser! », et lui de me répondre « C’est où tu portes ton attention que va aller ton énergie. Tout nait de rien, et si tu regardes bien, tout n’est rien. Si tu continues de focaliser ton attention sur ton mal-être, tu ne vas faire que l’alimenter. Et il est probable que tu ne puisses jamais réellement l’identifier. En revanche, si tu arrêtes d’y poser ton attention, il mourra et disparaitra de lui-même, car personne ne sera là pour l’alimenter et pour lui faire de la place en toi. Moins tu lui laisseras de la place, et plus il y aura de la place pour d’autres choses, beaucoup plus agréables que la souffrance ». Il a tellement raison. Je n’avais plus rien à ajouter, juste digérer.

Le jour suivant la seconde cérémonie, rebelotte. Mal-être physique et émotionnel augmenté de la frustration de la veille, et je me sentais partagée… Une partie de moi mourrait d’envie d’envoyer tout bouler, l’autre partie me disait d’avoir confiance, que j’étais entre de bonnes mains, et qu’il fallait que j’arrête de me désespérer. Et je me souvenais du Camino de Santiago, où chaque jour où je marchais sur la Meseta, en Espagne, je voyais comment, chaque jour, les cultures changeaient, comme les blés passaient du vert au jaune au fur et à mesure des semaines… Et de repenser à tout ca et entrer en raison sur la lenteur de certains processus m’a tranquilisée. Je faisais beaucoup d’exercices de respiration, m’accordait des temps de méditation, de visualisation. Moi qui me considérais jusqu’alors comme une personne patiente, j’ai du me rendre à l’évidence que je ne l’étais pas autant que ce que je pensais 🙂 Et qu’il est bon de s’en rendre compte, je crois que souvent on prend pour acquis des traits de caractère, et avec le temps on ne se rend pas toujours compte de combien on change… Me voilà donc travaillant intérieurement sur l’acceptation, sur le lâcher prise…

Et vraiment, c’est un des principaux enseignements qui me restent gravés, profondément, el Aceptar

Le surlendemain de la deuxième cérémonie, je commencais à me sentir mieux. J’étais même prête pour la cérémonie du soir, sûre que cette fois-ci, tout allait être plus clair, que j’allais m’offrir et m’abandonner complètement à la medicina

Sauf que… à nouveau, pas d’effet. Du moins, pas des effets habituels. Pas de vision, juste la purga. Mais cette fois-ci, j’étais plus philosophe. Pas de frustration, pas de déception, je sentais qu’il y avait, au-delà du « pas d’effet », un travail qui se faisait, silencieux, à l’intérieur de moi. J’étais heureuse, à la fin de la cérémonie, quand on discutait tous ensemble, que tous me racontaient comment ca s’était passé pour eux. Je disais avec un sourire « bein… non, je ne suis pas entrée, mais ce n’est pas grave ». Je discutais avec Luis, il continuait de me rassurer, me confirmait que la medicina travaille toujours, même si elle ne se manifeste pas avec des visions ou des sensations comme on aimerait avoir. Et effectivement, c’est ce que je sentais. Je sentais le « poids » plus léger, toujours là mais plus léger.

Photo post-baño de flores :)

Photo post-baño de flores 🙂

Il me restait trois jours de dieta. On était jeudi soir, et j’allais sortir de la jungle le lundi matin. Dans les trois jours qui me restaient, Luis nous avait proposé de faire une cérémonie de Wachuma, une application de Kambo, puis le dimanche était prévue ma dernière cérémonie d’Ayahuasca, pour clôre ma dieta.

Le Wachuma, c’est un cactus, le San Pedro, un cactus de la région andine qui est utilisé entre autres, dans le traitement des addictions, et pour purifier le corps, la mente et el espiritú. Les mots mente et espiritú se traduisent de la même manière en francais, comme « esprit ». Sauf que la mente, c’est l’esprit du point de vue mental, rationnel, alors que el espiritú, c’est la partie spirituelle, trascendantale, de l’esprit.

Wachumita

Wachumita

Le Kambo, c’est une grenouille. C’est la sueur qu’elle sécrète quand on lui fait sentir une certaine plante, qui est utilisée dans le traitement. C’est un dépuratif, souvent appelé aussi la vacuna, le vaccin, car elle immunise le corps. L’effet est rapide est assez court, une vingtaine de minutes, durant lesquelles le patient transpire beaucoup, vomit parfois.

Kambo

Kambo

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Je vous raconterai la suite de mes aventures amazoniennes dans le prochain post! En attendant, une petite photo de la selva, verde verde selvita.

Verde selva

Verde selva

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La dieta (1ère partie)

Leo et Delia étaient ceux qui initialement avaient rendez-vous avec Lucho, Ro et moi nous nous sommes en quelque sorte « greffés » avec eux.

Le rendez-vous était pris pour dimanche à 14 heures sur la Plaza de Armas de Iquitos. Nous étions au rendez-vous, mais pas de Lucho à l’horizon. Une heure passe, puis deux, Rodrigo avait laissé un premier message sur le portable de Lucho pour lui dire qu’on l’attendait, puis plus tard, Ro se souvenant de comment y aller, lui a laissé un message pour lui dire que nous serions en route.

Et nous voilà donc partis, suivant l’instinct de Rodrigo, qui était allé il y a un an, diéter avec Lucho.

On a pris un mototaxi direction le port de Nanay, un fleuve affluent de l’Amazonas. Avec des stations essence flottantes 🙂

Nanay

Nanay

Stations essence Nanay

Stations essence Nanay

Nous avons pris un bateau, direction… on ne savait pas où. Ro pensait que c’était l’avant dernier arrêt du bateau.

Nanay

Nanay

En bateau...

En bateau…

Nanay

Nanay

Arrivés à la fin du parcours, il n’y avait que le tout premier arrêt qui ressemblait à l’endroit où Ro était descendu il y a un an… Du coup, on est descendus du bateau, pour en reprendre un autre, dans l’autre sens direction le premier arrêt 🙂

El mirador

El mirador

Compagnons de bateau

Compagnons de bateau

Et finalement, oui! C’était la bonne station! Nous sommes donc descendus, avons monté les noooooooooooombreuses marches d’escalier pour arriver aux mototaxis, et c’est reparti, un autre mototaxi pendant une quinzaine de minutes, jusqu’à l’embranchement du chemin qui mène chez Lucho. Dont on était sans nouvelles, ni sûrs qu’il soit bien chez lui.

Entrando en la selva

Entrando en la selva

Vroum vroum!!!

Vroum vroum!!!

A chaque fois que l’on croisait quelqu’un, le chauffeur demandait s’ils avaient vu Lucho, d’uns disaient qu’il était parti sur Iquitos le matin, d’autres que sa femme n’était pas là, mais que Lucho, qui sait? Ils ne l’avaient pas vu… Bien sûr, le jour tombait et plus ca allait, et plus on était au milieu de nulle part, et plus on priait tous pour que Lucho soit bien chez lui!

Le taxi nous laisse dans un chemin de terre, et nous partons à pieds, en ayant devant nous une bonne vingtaine de minutes de marche à travers la jungle et les bois. Avec bien sûr, peur de voir surgir un gros serpent affamé qui n’aurait fait qu’une bouchée de nous quatre, ou une grosse tarentule poilue qui ait envie d’un repas exotique, ou bref, n’importe quel petit bruit, n’importe quelle petite forme qui se bougeait au sol ou dans les arbres…

Finalement à l’orée d’un bois, nous tombons nez à nez avec Lucho, qui, tout confus, avait écouté notre message et venait à notre rencontre. Ouf! On était sauvés! En plus ca y était, il faisait nuit!!!

Nous avons donc marché jusqu’à l’endroit où nous allions passer la semaine. Arrivés plus ou moins sur place, Lucho nous dit de nous installer dans la maloca, et que l’on allait faire une cérémonie d’Ayahuasca plus tard, vers 21 heures. On pensait tous que la première allait être le lendemain, mais finalement c’était très bien aussi d’y aller sans y être mentalement préparés.

Nous voici donc installés dans la maloca, entourés, enveloppés des bruits de la jungle. J’ai fait des enregistrements mais malheureusement je ne peux pas les mettre en ligne ici 😥

Lucho est arrivé plus tard, vers 21:30, et nous avons commencé la cérémonie. Sa medicina était amère, très amère, dure à avaler. J’ai mis du temps à « entrer », je pense deux heures environ, puis j’ai eu de fortes nausées, la purga est venue, et après elle, les visions. Beaucoup, beaucoup de visions, très belles et très belles et lumineuses, et je sentais vraiment la différence en comparaison avec la medicina avec laquelle nous travaillons ici. Celle de Lucho, c’est vraiment une medicina de curación, pour curar, soigner. Le travail intérieur est plus profond, plus intense, plus lourd. Puis la selva, la jungle, c’est vraiment la maison de l’Ayahuasca, c’est son territoire, et vraiment je le sentais en moi, la force de la medicina était vraiment décuplée, et chaque bruit, que ce soit des cigales, grillons, oiseaux, feuilles, vent, tout vibrait et résonnait en moi en complète communion et résonnance avec la medicina.

Cette première cérémonie pré-dieta, c’était aussi pour que Lucho nous « voit » et détermine quelle plante il allait nous faire diéter durant notre séjour.

La cérémonie a duré environ trois heures, puis nous avons allumé les bougies, et discuté tous ensemble jusqu’à tard dans la nuit. Lucho, Luis, est un homme incroyable, sa présence est si douce, si réconfortante, et forte à la fois. Au fur et à mesure de la semaine, chaque jour il me fascinait un peu plus… C’est un maestro vegetalista, un expert des plantes et de leur usage, et vraiment, quand vous le voyez, quand vous l’écoutez, il est la Nature incarnée, c’est la Nature qui parle et s’exprime à travers lui, à travers ses chants, ses icaros. Il est tel un arbre, avec cette même force et à la fois tant d’humilité, dressé droit, imperturbable et contemplatif, avec ses racines profondes. Tel le vent aussi, ses paroles sont légères et fraîches, caressant nos ouïes. Fluide comme l’eau il se laisse porter, pur et étincelant, il chante, reproduit incroyablement les sons de la jungle, du petit insecte jusqu’au chant du toucan. Et vraiment, ce qui était génial avec Luis, c’est qu’il partage tout. J’ai connu plusieurs curanderos, chamans, hommes-médecine, et plusieurs sont tellement orgueilleux qu’ils ne font que distiller leurs connaisances au compte-gouttes, comme s’ils avaient peur que l’élève dépasse le maître. Luis raconte tout, sans limite, répond à toutes tes questions, répète, explique à nouveau, te raconte mille anecdotes et surtout, il écoute pour écouter, non pour te répondre. Et souvent, ses silences et son regard malicieux disent mieux que tous les mots.

J’aurai l’occasion de revenir sur Luis et ses enseignements car la semaine en a été riche 🙂

23:10, heure d’aller au lit! Dans le prochain post, je commencerai vraiment à vous parler de la dieta, qui commenca juste après cette nuit-là.

A très bientôt! Bises à tous!

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Reviendue!!!

Bonjour à tous!

Ca y est! Je suis revenue du Pérou! Rodrigo y est encore pour un peu moins d’une semaine, mais moi je suis de retour à la maison et, éh oui, au boulot aussi!

Le voyage était vraiment super, il y a tellement de choses à dire que je ne sais pas vraiment par où commencer… Je crois que le plus simple c’est peut-être en faisant par ordre chronologique 🙂

Donc nous voilà partis direction l’aéroport jeudi dans la matinée.

C'est partiiiii!!!!

C’est partiiiii!!!!

Nous avons pris un premier avion direction Lima, où nous avons passé la nuit avant de repartir le lendemain pour Iquitos, notre destination finale. Bon l’hotel où nous sommes allés sur Lima, c’était l’horreur!!!! Le quartier était pour le moins hostile, on pensait sortir manger un truc le soir et puis finalement pas question de mettre un pied dehors car c’était un vrai coupe-gorge!!! Bref, dans l’hotel, ca puait la pisse de chat, même la litière d’Imilla sentait meilleur! Cerise sur le gâteau, c’était vraiment pas donné. Enfin, ce qui comptait, c’était de se reposer, n’est ce pas? La chambre, c’est dommage que je n’aie pas pris de photo, un lit superposé et un lit simple, séparés de 30 cm, et laissant tout juste la place pour ouvrir la porte. Il n’y avait qu’une salle de bains pour tout l’étage. Mais, il y avait un « coin petit dèj » avec un bocal de verre avec à l’intérieur des biscuits sans goût et rances. Ah mais vous allez me dire que je me plains, enfin on a quand même dormi les trois heures que l’on avait devant nous 🙂

Au petit matin, vol pour Iquitos. Là, c’était pas la même affaire! Arrivés à même pas 8h du mat, la ville était super active. Iquitos est assez chaotique, peu de voitures et beaucoup, beaucoup de mototaxis et de motos!

 

Nous sommes allés à notre hotel, beaucoup mieux que celui de Lima, bien qu’assez austère. Un seul robinet d’eau froide à la douche, ce qui n’était pas très grave, au contraire, étant donné qu’à 8h du matin il faisait déjà bien 25° et je pense bien 85% d’humidité…

Nous sommes allés déjeuner puis nous avons fait un tour au marché de Belén, où il y a tout un tas de trucs, du marché traditionnel de chaussettes et t-shirt à bas prix, au marché moins conventionnel avec viande de croco, de tortue (insupportable à voir), des poissons, poulets, oiseaux éventrés sur place, tripes jetées au sol, flottant au milieu de l’eau stagnante et des déchets en tous genres, un tas de stands de plantes, lotions plus ou moins magiques, afrodisiaques, des stands de tabac de la jungle, autrement connus sous le nom de mapacho, de diverses saveurs.

Mercado de Belén

Mercado de Belén

Mercado de Belén - Tabaco

Mercado de Belén – Tabaco

Et dans le genre de trucs bien appétissants…

Bon ap’! Heureusement il y avait d’autres trucs plus appétissants, dans le genre fruits exotiques…

Mercado de Belén

Mercado de Belén

Et aussi…

Mercado de Belén

Mercado de Belén (photo Laszlo)

Mercado de Belén

Mercado de Belén (photo Laszlo)

Bref, le marché de Belén vaut le détour. Concernant la ville, Iquitos, ce n’est pas vraiment joli. C’est même un peu difficile de faire de jolies photos.

Iquitos

Iquitos

Iquitos

Iquitos

Mototaxis!

Mototaxis!

Mais, ce qui est vraiment de toute beauté à Iquitos, et dont je ne me lassais pas, c’est… la vue sur le fleuve Amazonas.

Panoramique Amazonas

Panoramique Amazonas (cliquer pour agrandir)

Amazonas

Amazonas

Nous n’avons passé que peu de temps sur Iquitos, juste le temps d’attendre l’arrivée (le lendemain de la nôtre) de nos amis Leo et Delia, qui arrivaient, eux, du Valle Sagrado (Cusco, Machu Picchu etc…).

Copains!!!

Copains!!!

Cette photo, c’est notre dernier repas sur Iquitos, quelques heures plus tard, nous partions dans la jungle pour commencer la dieta.

Je continuerai de vous raconter dans le prochain post, car je suis kaput! Là-bas, il faisait nuit très tôt (vers 18h c’était déjà plié) et comme on n’avait pas l’électricité, on dormait très tôt, vers 20h. Et maintenant, à 22h50, je sens la fatigue…

Bises à tous et à très vite! 🙂

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