Archives mensuelles : août 2013

Ayahuasca

Bonjour à tous!

Je vous retranscris ici un article que j’ai lu récemment sur l’Ayahuasca, et qui explique assez bien les effets thérapeutiques du breuvage.

Car j’espère que vous aurez tous un jour la chance de pouvoir vivre cette expérience…

Alice Awakening by Amanda Sage

Alice Awakening by Amanda Sage

Plus nous sommes capables de rendre conscient ce qui est inconscient,

et plus grande est la quantité de vie que nous intégrons”. 

Carl G. Jung

Il y a quelques temps, un tribunal Chilien déclara que l’Ayahuasca n’est pas une substance nocive pour la santé. Au contraire, ce breuvage peut être hautement bénéfique pour le bien être de l’être humain. Un mystêre se révèle au travers de cette plante médicinale qui, comme une liane métaphysique, unit le ciel à la terre, l’âme au corps, et l’esprit conscient à l’esprit inconscient.

Réaliser une cérémonie d’Ayahuasca aurait pu coûter une peine de prison à un couple. Par chance, César Ahumada Lira, de 42 ans, et son épouse, Danae Dimitra Saenz, de 41, ont été innocentés par le IVème Tribunal Pénal de Santiago au Chili.

Le Tribunal a été convaincu que loin de représenter un danger pour la santé publique, la conduite des deux accusés a permis d’importants bénéfices pour de multiples personnes, dont plusieurs d’entre elles ont témoigné de leurs expériences à la barre du Tribunal.

Ce cas marque un important précédent dans l’usage de cette puissante médecine,  qui depuis des millénaires a fait partie de la cosmogonie des peuples indigènes de l’Amazonie, et qui de nos jours semble être une des alternatives les plus intéressantes pour mettre fin aux addictions de drogues dures, dépressions chroniques, et également au cancer.

L’Ayahuasca, ou « vin de l’esprit » est le résultat de la cuisson combinée de deux plantes, habituellement la liane Banisteriopsis caapi (qui agit comme l’inhibiteur d’une enzyme et qui est mieux connue sous le nom d’Ayahuasca) et d’une plante qui contient du DMT (habituellement on utilise la plante connue sous le nom de chacruna, psychotria viridis).

Les juges ont précisé que la législation chilienne n’interdit pas la culture de ces deux plantes et que l’institution internationale de législation des stupéfiants n’interdit pas non plus les breuvages issus de la combinaison de ces deux plantes. Ce qui est interdit, c’est la consommation de DMT (dimetiltriptamine), au moins sous sa forme synthétique (le DMT, qui se trouve naturellement dans le cerveau humain, mais aussi dans chaque organisme vivant, plantes, animaux…)

Ces dernières années la consommation d’Ayahuasca a augmenté de manière exponentielle, et plusieurs films traitent de cette expérience. Cependant, les personnes qui vivent de cette tradition ayahuasquera ou qui s’y en sont approchés (icareros, chamans, curanderos,…) mettent en garde que la préparation de l’Ayahuasca sans un protocole établi, et sa consommation autrement que dans un contexte rituel et sacré, peut être dangereux, ou du moins peut manquer de la puissance quasi-divine que le breuvage parvient à communiquer (une relation d’échange d’informations qui a son propre champ morphogénétique).

La découverte de la combinaison de ces deux plantes -sans la liane le DMT n’est pas activé oralement- est enveloppée d’un aura mystique, dont il se dit notamment que c’est un jaguar qui a montré au chaman cette divine combinaison. Au-delà des diverses histoires sur l’origine du breuvage, il est étonnant de constater la clarté médicinale des indigènes d’Amazonie pour la découverte de l’interaction de ces deux plantes, sans connaissances scientifiques, chose qui en faisant des tests avec marge d’erreur, aurait certainement tardé plusieurs milliers d’années.

Le Dr. Jeremy Narby ne se trompe sans doute pas lorsque, dans son livre d’investigations The Cosmic Serpent, il présente la théorie selon laquelle les chamans d’Amazonie sont capables de communiquer avec les plantes au niveau moléculaire, et d’obtenir de cette façon des informations qu’il serait quasiment impossible d’obtenir autrement. Il s’agit peut-être de l’ADN, les serpents informatiques de notre essence-même, qui aurait révélé la médecine Ayahuasca. D’autre part l’être humain est capable de sécréter par lui-même la substance active de l’Ayahuasca. Comme si notre propre DMT avait permis d’activer son propre reflet dans la Nature.

La raison fondamentale pour laquelle l’Ayahuasca devient chaque fois plus populaire est évidente pour qui a pu recevoir ce breuvage et constater les résultats thérapeutiques: ces plantes-là, dans la divine alchimie native, représentent une des médecines les plus puissantes que l’homme ait trouvé, une médecine intégrale, psychodélique dans le sens où elle permet l’illumination de l’esprit. C’est ce que les personnes qui guident les cérémonies appellent « el trabajo » (le travail): l’Ayahuasca, en révélant le contenu de l’inconscient de celui qui prend le breuvage, le dote d’une inhabituelle clarté et énergie. Elle le confronte également à un défi: celui que Carl Jung appelle « la sombra » (l’ombre), l’autre face de notre esprit, notre côté obscur, de laquelle nous fuyons car elle nous est désagréable, parfois terrifiante, et qu’elle ne nous semble pas en conformité avec ce que nous pensons « devoir être ». Voir ce que nous appelons généralement « nos propres démons » avec la lucidité et la capacité énergétique qu’offre l’Ayahuasca peut être une bénédiction, précisément parce que dans ce contexte nous pouvons les accepter et même agir sur eux en profondeur (en reprogrammant nos circuits neuronaux). Et dans certains cas, à travers de ce « travail » complètement transparent  sur les processus mentaux innés, il est possible d’accélérer une guérison intégrale, étant donné que de nombreuses maladies ou souffrances sont en fait la somatisation d’une charge mentale ou émotionnelle.

L’ayahuasquero Arnaldo Quispe explique, dans cette introduction psychologiste à la liane cosmique, à cette médecine d’ouverture dimensionnelle:

L’Ayahuasca (banisteriopsis caapi) est une plante qui, une fois ingérée, permet l’ouverture du canal de l’inconscient, où entrent en jeu des facteurs qui normalement ne correspondent pas à un ordre logique.  Ainsi, il s’agit d’une plante miraculeuse qui permet de se connecter à l’inconscient, à cet univers perdu, illogique, et qui est le noyau, le siège du grand complexe informatif originel. C’est pour cette raison qu’elle est considérée comme une « plante portail » qui permet le passage d’une réalité à une autre réalité parallèle, à la grande réalité universelle, avec cette plante-mère, on arrive à toucher et à traverser le portail d’une dimension à une autre, et on arrive à explorer les profondeurs de l’inconscient sans se dissocier du canal conscient. Aussi incroyable ou absurde que cela puisse paraître, en état de « transe » avec l’Ayahuasca, la personne maintient un état de vigilance. C’est cette connexion qui permet de revenir de ce voyage entrepris.

La « madre planta », comme on appelle l’Ayahuasca, permet de parcourir cette dimension inconsciente sans perdre de vue la réalité dans laquelle vit la personne. Ça pourrait ressembler à une « psychose » de cabinet, dans laquelle on se rend compte de sa folie et où on parvient à avoir le pouvoir de suspendre cet état de transe à volonté. L’inconscient représente l’entrée dans le nouveau monde, où il n’y a ni temps, ni espace, ni ordre logique, similaire au rêve. Le matériel inconscient oublié semble inconnu, mais est bien réel dans l’autre dimension, et Voir implique intégrer ces éléments perdus et très intimes, qui ensuite viendront fortifier le mécanisme de guérison depuis l’intérieur: « Se rendre compte d’un monde qui n’a pas de sens, c’est donner un sens à un monde duquel on ne se rend pas compte ». Les personnes ont un rôle dans cet au-delà, le parcours est long, stimulant, enrichissant sur ces formes d’information originelle.

C’est à dire, l’état de l’Ayahuasca est similaire à un rêve lucide: nous avons accès au contenu de notre inconscient, qui défile en un flot d’images et de symboles (le tissu holographique de notre film psychique) mais nous maintenons une certaine conscience dont nous sommes témoin, dont nous sommes observateur, de ces images profondes qui d’une certaine façon, sont l’algèbre de notre être.

Pour conclure j’aimerais évoquer cette phrase mémorable de James Joyce, prononcée par l’architecte du labyrinthe (de la psyché collective) Stephen Dedalus, qui citait si souvent Terence McKenna: « l’histoire est un cauchemar duquel j’essaie de me réveiller ». L’histoire est un cauchemar, l’histoire collective que se mêle à notre histoire personnelle, en grande partie car elle nous conditionne, nous fait hériter de toutes les peurs, tous les traumatismes et habitudes d’une culture, et toutes les peurs, tous les traumas et habitudes d’un lignage particulier. Généralement on n’a même pas conscience du fait d’être inscrits dans ce flux onirique de l’histoire – que par notre esprit circulent tous les autres esprits, et certainement avec plus d’influence encore quand il s’agit des personnes plus proches. C’est pour cela que McKenna célébrait tant l’acte de conscience de Dedalus: se rendre compte que nous sommes un rêve collectif. L’Ayahuasca est particulièrement pointue en ce sens: elle rend lucide le processus mental inconscient qui configure la réalité. Ce rêve (l’histoire) est un cauchemar parce que nous ne pouvons le contrôler et que nous avançons vers la mort. Mais quand on a un cauchemar et que l’on découvre que l’on est en train de rêver, il se passe quelque chose: le cauchemar et la peur qu’il génère se dissolvent dans leur irréalité, dans leur insignifiance, et dans cette conscience nous pouvons observer le rêve sans peur, sans nous identifier à ce que l’on voit, et il sera possible de le contrôler pour qu’il soit comme on le souhaite. Il me semble que l’Ayahuasca déshabille cette structure cauchemardesque de notre esprit – où circulent les anciens démons de notre « côté obscur » – mais en le faisant dans un état qui rend lucide ce cauchemar (ce poids historique), elle offre la faculté de dépouiller de sa force habituelle l’imposante structure de notre esprit (qui pourtant dans un simulacre semble inamovible). D’autre part en offrant également des visions lumineuses d’une réalité subjacente, elle nous permet de placer nos processus mentaux dans leur juste dimension, leur donner moins d’importance, les traiter comme une brise sur la superficie de l’océan.

Rendre lucide le cauchemar de l’histoire, cela signifie également Se Réveiller et échapper de la ligne du temps. Un Réveil qui maintient les armes du rêve, l’imagination et la puissance de créer avec l’esprit, en dévoilant les jardins interdimensionnels  dissimulés au-delà du temps. Un rêve lucide dans son extension maximale fusionne la vigilance avec la somnolence, la conscience avec l’inconscience et aussi, la vie avec la mort dans un continuum diaphane qui est une chrysalide à l’intérieur de l’Oeil Omniscient. Peut-être est-ce ça, le secret du DMT et de l’Ayahuasca, logé au sein de la glande pinéale…

Lien vers l’article original (en espagnol)

Limbic Resonance by Amanda Sage

Limbic Resonance by Amanda Sage

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3, 2, 1… c’est parti!!!

Eh voilà la saison est lancée…

La saison de l’un de mes plats favoris de la gastronomie mexicaine, qui bien sûr ne se sert qu’en cette période de l’année (ça serait trop beau sinon!), j’ai nommé…

Le Chile en Nogada!

Le premier de l'année!

Le premier de l’année!

Alors le Chile en Nogada, c’est quoi qu’est-ce? C’est un piment poblano, qui pique un peu mais pas trop non plus, comme on dit ici « pica rico » (il pique bon!), farci et recouvert de Nogada.

La farce, c’est: viande, amandes, pignons, oranges confites, pommes, raisin secs, ail, oignon, et persil. Et des fois d’autres fruits.

La nogada, c’est la sauce: lait, queso cotija (un fromage mexicain type feta mais au lait de vache et non de brebis), noix et canelle.

Le tout saupoudré de grains de grenade.

Je vous raconte pas l’explosion de saveur en bouche à chaque bouchée… Entre l’aigre-doux de la viande mélangée aux fruits, le croustillant des amandes, le picant du piment, le doux de la nogada et le juteux des grains de grenade… C’est vraiment un grand grand moment culinaire!

Et ce plat, au passage typiquement poblano, est l’emblème national du Mexique de par ses couleurs vert, blanc rouge, comme le drapeau mexicain. Il se déguste en cette période de mi-août à fin septembre (pour cause de saison des grenades), pour célébrer à merveille la fête nationale qui a lieu ici le 15 septembre.

Donc voilà, le premier Chile en Nogada de la saison 2013, c’est fait! Et je peux vous dire qu’il était délicieux! Miam! Rien que de vous en reparler j’en ai l’eau à la bouche!

Ce week-end a été plutôt tranquille, au programme: profiter de Rorris! Je l’ai rejoint samedi pour le repas de midi car il bossait le matin, puis nous avons passé l’aprèm tranquilou, bon pour tout vous dire on a été faire les courses, pas très romantique mais bon! 🙂

Dimanche, nous sommes donc allés manger ce délicieux Chile, puis on comptait faire une balade digestive, sauf qu’on a eu droit au méga orage qui a duré jusque tard dans la nuit, donc retour à la maison, et film avachis sur le canap’ avec la couverture moumoutée et les grosses chaussettes, oui oui car ici ça caille!

Cette semaine c’est le début du retour des élèves donc je commence à reprendre le rythme d’avant-vacances. D’ailleurs, aujourd’hui j’ai eu droit à une déclaration d’amour de mes élèves d’anglais, qui, quand je leur ai dit « cet exercice vous le faites pour votre prochaine classe, de mercredi, qui sera assurée par S. », mon autre collègue. Et là en chœur « oh noooon mais nooon nous on aime les classes avec toi parce que tu nous expliques tout le temps tout et on comprend vachement  bien. On peut pas t’avoir les deux heures par semaine? » Ohhhhhhh cosiiiitas, ils sont trop trognons mes petits élèves!

Voilà pour les dernières nouvelles! Aujourd’hui quand je suis sortie du boulot il pleuvait tellement que l’eau passait à travers le parapluie! Je suis arrivée à la maison trempée et congelée, et à l’heure à laquelle je vous écris, je suis en pyjama avec chaussettes doudounées, jambières, pyjama, pull, sweat par dessus. Et je suis juste juste!

Allez du coup je vais aller me préparer à manger et une bonne tisane histoire de me réchauffer un petit peu.

Bonne semaine et bonnes vacances à tous et toutes, pour ceux qui y sont!

Profitez bien du soleil de de la chaleur et envoyez-moi quelques rayons!

Bises à tous!

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Footing du matin…

Bonjour à tous!

Cette semaine ce sont les vacances du club de sport, du coup pour ne pas perdre la main, je sors courir un jour sur deux, au stade qui n’est pas loin de la maison. Pratique et bien situé, il offre une vue super jolie sur les volcans, il n’y a pas de rue autour (juste la petite ruelle qui y mène), du coup aucune circulation ni pollution, bref, j’aime beaucoup cette piste. Il y a un terrain de foot au milieu, puis des terrains autour, de basket, volley, beach volley, football américain, une piscine, des machines, une petite épicerie, un petit gymnase avec il me semble un mur d’escalade, bref, l’endroit est assez sympa et convivial. Il n’y a pas grand monde, enfin, pas de quoi être gênés, et il y a plein de familles dans l’herbe, et des petits vieux qui marchent, trottent, papotent…

Voici la photo du matin…

Trott' trott'

Trott’ trott’

Petite session avec un nouveau programme que j’ai téléchargé sur le portable, qui calcule la distance parcourue et tout le toutim: vitesse au kilomètre, calories, durée, dénivelé etc etc… Du coup j’ai couru 40 minutes et ai fait 5,9 km (à avoir su j’aurais poussé 100m de plus!), ce qui n’est pas si mal, je suis assez contente de moi, la vitesse moyenne était de 8.5km/h. Et comme dirait ma prof de fit… « Ce que tu vois, là, c’est pas de la sueur… c’est de la graisse qui pleure! » hahaha!!!

Alors après une petite séance abdos-étirements, je suis rentrée à la maison et que vois-je? Ce gentil Popo qui m’envoyait ses félicitations!!!

Popo 2 août 2013

Popo 2 août 2013

Popo 2 août 2013

Popo 2 août 2013

Quelle belle exhalation, merci beaucoup Monsieur Popocatépetl, j’en suis très touchée! 🙂

Et voilà pour les photos de ce matin!

Demain je pars à Mexico pouuuuurrrr…. youpiiiiiiiiiii!!!! Récupérer mon Rorrisou qui reviendra de son périple péruvien dans la nuit de samedi à dimanche! Youpiiiiiiii!!!! Et je peux vous dire que j’ai hâte de le voir et hâte qu’il me raconte comment ça s’est passé! Et puis pour l’embêter un peu, que ça fait une semaine que j’ai personne à embêter à la maison 😀

Je vous souhaite à tous et à toutes un excellent week-end! Profitez bien du beau temps et de la chaleur, et buvez un bon verre de rosé bien frais pour moi!

A bientôt!!!

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